Environnement

Les Gorges du Gouravour, porte d'entrée du chemin menant à la Ferme du Faï

Les Gorges du Gouravour, porte d’entrée du chemin menant à la Ferme du Faï [photo: Agnès André]

Le lieu – contexte spatial et humain
La Ferme du Faï, exploitation agricole perchée dans les montagnes surplombant le village du Saix (Hautes-Alpes) à 1100m d’altitude, située sur un versant faisant face à la falaise, est un centre d’accueil de l’association « Les Villages des Jeunes » – délégation régionale de Solidarités Jeunesses en Provence-Alpes-Côte d’Azur – où sont entrepris de multiples chantiers mêlant jeunes et moins jeunes autour de thématiques telles que l’aménagement du site ou l’environnement.

***Pour saisir en quelques images  “l’air international du Faï”, c’est ici!***

Pourquoi les trompes ? Petite chronologie de leur genèse
En 1991, l’instigateur et futur « directeur » de la fabrication, Jacques Chataignier remarquant la disposition naturelle du site à l’écho, a l’idée d’utiliser un système d’amplification rudimentaire (deux enceintes de 50W prévues pour une écoute de proximité posées sur une table dirigée vers la paroi). C’est de ce geste qu’en résultera le projet de construction d’un système sonore pouvant de la manière la plus efficace tirer profit de cette disposition naturelle du site à la résonance sonore, et dont l’aboutissement constitue aujourd’hui l’orgue naturel du Faï, élément désormais essentiel de l’identité du lieu et dont la trompe des graves, de par son imposante structure, en est devenue une caractéristique fondamentale.

Photomontage de la construction [photo: René Dupré]

Photomontage de la construction [photo: René Dupré]

Permise par la présence de l’organisation continuelle des chantiers de Village des Jeunes, la construction des trompes débute en 1994 – après trois années d’expérimentations diverses menées à l’aide de systèmes audio déjà existants – sous la tutelle de Michel Stievenart, ingénieur du son, qui dessine les plans et permet la mise en marche des trompes médiums et aigues, construites dans le courant de l’année 1993. En 1997, enfin, la trompe des graves voit le jour complétant le système sonore imaginé, dont le but est concrètement d’éviter au maximum la dispersion du son et la superposition d’échos, les expérimentations des premières années ayant servi à révéler que non seulement la puissance, mais également la directivité (inclinaison-situation-direction) du son revêt une importance capitale dans la qualité finale d’écoute.

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Les acteurs du projet
Michel Stievenart : ingénieur
Jacques Chataignier : direction de la réalisation
Village des jeunes : fabrication
Jean-Michel Pillone : directeur de la Ferme du Faï, technicien son et lumières
René Dupré : audiophile, rénovation
Pierre Jacques : ingénieur acousticien, rapport de recherche sur le projet.
Queyras Libre : modélisations 3D

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Michel Stievenart, Jean-Michel Pillone et René Dupré à l’oeuvre [photo: Agnès André]

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